L'Histoire de la décoration d’intérieure

L'Histoire de la décoration d’intérieure

D'influence historique, la décoration d'intérieure a été tirées de faits de rois et de personnes fortunées avant de se démocratiser auprès de tous.

L'Histoire de la décoration d’intérieure

Qu'est ce que la décoration dintérieure ?

Il s’agit de l'aménagement d’un espace intérieur par le jeu des matériaux, des couleurs et de la lumière, en vue d’un type de vie donné (privé, professionnel ou public) et en fonction des techniques et de normes esthétiques.

La décoration d’intérieure ne peut s’envisager comme un phénomène isolé en soi, produit en dehors de nous et de notre temps. Le cadre de notre vie constitue l’expression concrète de la personnalité intime et sociale de l’individu ou du groupe qui l’habite.

Les locaux professionnels, eux aussi, offrent déjà de par leur style, une image de marque : débauche de couleurs et de plastique dans les boutiques de mode, solennité glacée du marbre et de l'acier dans les bureaux des Champs-Elysées.

 

Les origines de la décoration d’intérieure

L’habitation “vêtement de l’Homme”, assume le double rôle de protection contre l’extérieur et de représentation sociale aux yeux d’autrui. Cette appropriation du décor par l’homme  comme signe de sa position sociale est de tous les temps : monarques et puissants de ce monde ont fait la démonstration, à travers l’histoire, par le luxe prestigieux de leurs palais.

Pendant des siècles, la cours donna le ton, dans ce domaine, à l’aristocratie et à la riche bourgeoisie marchande. Celle-ci devenue maîtresse des moyens de production avec la révolution industrielle du XIX e siècle, influe à son tour, sur l’ameublement : sur le souci de l’art l’emporta sur la notion de confort; il n’est que citer les styles cossus et capitonnés de Louis-Philippe et de la reine Victoria. "Nos souverains disparus, leur style s’est perpétué sous une forme abâtardie, et pourtant il faudra dire un de ces jours aux Français que la prise de la Bastille ne leur à pas confère la possibilité de se construire les petits châteaux qu’ils prétendent posséder avec ce perron ridicule, ce brin de fer forgé à froid, ce hall tapissé de portes planes et cette suite de pièces minuscules remplies de meubles aussi prétentieux qu inutiles : la preuve est qu’ils vivent presque dans leur cuisine.”

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Ce goût du mobilier ancien a priori vient d'une forme d’esprit qui est resté, dans l’ensemble, très conservatrice et du désir de transformer l'achat d’un meuble en un placement.

Le cérémonial figé des réceptions d’autan a fait place aujourd’hui à la simplicité : le salon Louis XVI est ses bois dorés ont disparu au profit de la salle de séjour avec coin repas et coins détente; la cuisine, elle-même, où n’officie plus la domesticité d’autres fois, s’est faite agréable à l'oeil grâce à la variété des matériaux qui la constituent et, de ce fait, elles s’est trouvée intégrée à la salle de séjour dans le but de faciliter la circulation, car aujourd’hui on ne reçoit plus, on accueille. La distribution de l’espace intérieur reste, cependant, conçu selon une vision traditionnaliste de la famille envisagée comme un tout. Pourtant, par suite de clivage entre les occupations des parents et celles des enfants, dont l’harmonie va grandissante. L’idéal serait de réserver à ces derniers un espace suffisant pour les occupations qui leur sont propres.

L’actualité historique, artistique, ou simple phénomène de mode, participe à l’édification du décor. La découverte de Pompéi, au XVIIIe siècle, la campagne d’Egypte, sous le Directoire, ont redonné vie au style antique, en France et en Europe. L’Antiquité a d’ailleurs, inspiré des types de décor d’esprit très différent : le styles Renaissance et Louis XVI sont marqués au coin d’une élégance raffinée, alors que le style I er Empire traduit le goût de la pompe. Les conquêtes terribles ont amené un brassage des style accéléré l’influence de courants prédominantes. De même, les désastres de l’Empire, qui laissèrent la France ruinée, expliquent la création d’un mobilier en bois du pays et de meuble à usages multiples. L’aventure spatiale a donné naissance à une série de sièges de formes ronde, s’apparentent plus ou moins à la cabine lunaire. Les sièges de cinéma et de télévision s’inspirent du confort des siège d’avion. Le confort est d’ailleurs un des éléments les plus marquants de notre mobilier. L’histoire de la décoration d'intérieure est tout aussi inséparable de celle de l’art : influence de l’architecture gothique sur le mobilier, de l’art mauresque sur le décor espagnol, de la peinture hollandaise des XV ème et XVII ème siècle sur la tapisserie. Plus près de nous l’Art nouveau a engendré un décor fait de lianes souples, le cubisme a marqué le mobilier de ses masses aux arêtes vives, le pop art a introduit sur nos murs la bande dessinée, et les formes abstraites du mobilier contemporain sont dérivées de façon plus ou moins lointaine des toiles de V. Kandinsky. Et ne démontrent finalement qu’une manière commune d'aborder les problèmes de la forme.

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Les facteurs économiques sur la décoration intérieure

Les facteurs économiques ont également influé sur l’évolution de la décoration : niveau de vie, progrès techniques, organisation de l’industrie, etc. La création de la Compagnie hollandaise des Indes, au XVII ème siècle, a contribué à répandre, en Europe, les objets importés d’asie et à développer le goûts des chinoiseries. Le même phénomène se produira au XIX ème siècle  à propos du Japon. L'industrialisation de la production allait inciter les pouvoirs publics à stimuler la production par des manifestations telles que l’Exposition universelle de 1851, suivie de plusieurs autres jusqu’à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.

L’ameublement y figurant dès l’origine, en bonne place. C’était la voie ouverte au mobilier de série. Mais le passage de la production artisanale - souvent l’oeuvre d’artistes en renom - à la production industrielle n’allait pas faire sans à-coups.

L’ornementation excessive du premier mobilier industriel et son amalgame incohérent des styles anciens ne pouvait qu’entrainer une réaction de la part d’artistes authentiques, conscients de la nécessité d’un renouvellement. L’Art and Crafts (art et artisanat), qui se développa en Angleterre dans les années 1880, soutient l'artisanat comme l’avaient déjà fait John Ruskin et William Morris. L’Art nouveau devait naître, en partie, de ces idées, mais adaptées aux données de l’industrie. Josiah Wedgwood (1730-1795) et Emile Gallé (1846-1904) furent les premiers à appliquer les méthodes industrielles à une production de l’Art. Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, un style fait de rigueur allait naître, fruit des recherches de De Stijl, en Hollande, et des enseignements de Bauhaus, d’où sortirent les premiers essais d'esthétique industrielle. Cette association de l’Art et de l’industrie, lente à s’instaurer en France dans le domaine de l’ameublement, s’opère cependant peu à peu sous la pression d’un public mieux informé.

Le décorateur réservé, dans la moitié du siècle, à une clientèle fortunée, constitue aujourd'hui le lien indispensable entre la technique et le client.

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Qu’ils se définissent comme créateurs ou comme interprètes, la majorité d’entre eux  se considèrent comme des architectes d’intérieur, dont l’activité touche l’ensemble de la décoration d’intérieure, y compris le mobilier. A côté d’une production de luxe, la production en série, oeuvre de décorateurs, telle que la souhaitait René Gabriel tend à s’affirmer aujourd’hui. André Arbus avait déjà eu l’idée d’un mobilier de série orné, par des artistes, de motifs originaux.

 

L’industrie de l’ameublement connaît cependant, en France, des difficultés implicables à la trop grande dispersions des unités de fabrications et des points de vente. La production en grande série est freinée par les commandes parcellaires du petit commerce. D’où la nécessité de de concentrations ou de groupements se sont opérés également en Italie entre artisans de le région de Frioul. Cela ne signifie pas pour autant l’absence dans ces pays d’unités de productions importantes (Casina, Bunelli).

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Le mobilier italien a pris une place de premier plan sur le marché européen avec des créations audacieuses, telles celles de Gio Ponti, de Carlo Mollino, de Joe Colombo, etc. et il a inspiré le style du mobilier de plastique aux couleurs vives que nous avons vu fleurir un peu partout, dans les boutiques. Le succès de l’industrie italienne est le résultat d’une production organisée et de la politique d’encouragement du gouvernement à toute forme d’industrialisation, source d’expansion.

Avant d’être fabriqué en grande série, les modèles sont souvent lancés  sur le marché sous forme de prototypes de petites séries. Le mobilier scandinave, qui a si fortement influencé le mobilier européen des années 50, se caractérise toujours par la beauté des matériau : le teck s’est fait plus rare au profit du palissandre et du pin. Le plastique a été traité par lignée de créateurs célèbres comme Paul Cadovius, Kaare Klint, Karl Bruno Mathson, etc., témoigne de la collaboration étroite qui s’est établie dès 1920, entre l’industrie et l’art.

Aux Etats-Unis, des géants industriels tels que que Knoll International ou Herman Miller n’éditent qu’un mobilier conçu par des architectes ou des designers. La production britannique et allemande témoigne d’un souci prédominant de confort, parfois même au détriment de l’esthétique. Les échanges entre pays européens devront favoriser l’éclosion d’un style internationalisé.

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Les caractéristiques de la décoration d'intérieure contemporain

Insensiblement, au gré de l’évolution du mode de vie, des techniques et des matériaux sans cesse renouvelés, s’édifie le style de la décoration d’intérieure contemporaine. L’architecture contemporaine, avec ses surfaces de béton brut, ses grandes vitres lisses et la plasticité illimitée des matériaux nouveaux, a engendré un style où prime le souci de la forme lié à la recherche du déploiement.

Le bois lamellé et courbé, avant même 1930, inspirait à Alvar Aalto la création d’un mobilier aux lignes très pures, suivi dans cette voie par Anne Jacobsen, Charles Eames, et Karl Bruno Mathsson. Cette beauté de la forme allait assurer, après la Seconde Guerre Mondiale, le succès de la production scandinave. Le plastique opaque, translucide ou transparent donna lieu à une recherche de formes totalement inédites, en particulier dans le domaine du siège, où l’imagination créatrice contemporaine se donne libre cours. Après les sièges en plastiques moulé et les sièges grillagés, on a vu apparaître les gonflables (de Quasar), les vagues (de Bernard Govin), l’oeuf pivotant (de Hugues Poignant), le Sylène, le fauteuil fleur (de Hecht et dumas), le fauteuil papillon (créé par César). La fosse de conversation de Jean-Claude Maugirard, avec ses sièges intégrés, représente une formule moderne de coin salon.

La mousse plastique accentue sa poussée : lits en mousse rigide ou bloc mobilier intégré en mousse de polyuréthane de densités diverses, créé par Quasar. L’aluminium est l’acier, matériaux favoris de Jacques Hitier, Jean Royère et Charlotte Perriaud, sans oublier le promoteur Marcel Brever, sont actuellement très en vogue : objets d’environnement, piétements de tables, meubles e,tiers? L’aluminium est traité en panneaux modulés pour les revêtements muraux, et J. Ribeyre en a même tiré, à titre décoratif, un cactus flamboyant.

Les matériaux nouveaux ont largement contribué à la transformation du décor traditionnel de la cuisine et de la salle de bains : stratifiés gaiement colorés, émaille vitrifié, grès émaillé, acier inoxydable, mosaïque de pâte de verre. Le mobilier culinaire est multiples, souvent escamotables. Les appareils sanitaires, fabriqués à partir de matériaux traditionnels (fonte céramique) ou nouveaux (acier, polyester armé), s’encastrent et revêtent des formes nouvelles (baignoires ronde). Tout en un, la cuisine l’est sous forme du bloc-cuisine circulaire que l’on peut placer au centre d’une pièce, et la salle de bains l’est devenue avec l’apparition de la cellule monobloc moulée qui, pour toute installation, ne nécessite qu’un seul raccordement.

 
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Les dimensions réduites de l’appartement moderne ont entraîné une modification dans son aménagement. L’espace cloisonné n’est plus, comme par le passé, le théâtre d’une seule activité mais de plusieurs. La décorateur a été, ainsi, amené à redistribuer les volumes intérieurs et à créer un espace vivant, c’est à dire adaptable à des besoins changeants, et en fonction des zones de circulation et des zones d’activité. Mobilier, couleurs, lumière participent à ce remodelage de l’espace. Pour Le Corbusier, le mobilier devait faire partie intégrante de la machine à vivre sous forme d’un équipement standardisé et universel.

Dès 1925, il présentait à l’exposition des arts décoratifs, des casiers standards qui, diversement assemblés, servaient à la fois de volumes de rangement et de cloisons partielles ou totale. A l’opposé de cette conception, Frank Lloyd Wright, architecte américain, a toujours prôné un mobilier individualisé dessiné en fonction même de l’architecture de la maison : mobilier hexagonal pour une habitation de même type. Cette intégration du mobilier à l’architecture aboutit à la disparition progressive des meubles traditionnels (armoire, commode, bahut) au profit des placards encastrés et des éléments de rangement juxtaposables. Le mobilier devient immeuble; l’espace ainsi libéré est désormais disponible pour un mobilier volant (tables légères, tabourets) et pour les sièges. Les tabourets, qui jouent aussi le rôle de tables basses, deviennent, une fois empilés, casiers à rangement. Un meuble peut être escamotable, démontable, pliable, roulable, superposable. Cette possibilité de transformation a donné lieu à deux types de mobilier de tendances opposées.

L’un, à caractère ludique, constitue la négation même d’un mobilier structuré : éléments séparés se prêtant à toutes les combinaisons et à tous les services, sièges informes qui ne prennent forme que lorsqu’on s’y assied. Ce genre de meuble répond souvent à un style de vie ras du sol. A la limite, le meuble se fait gadget : meubles animaux, qui, sous leur aspect de gag, satisfont le goût des choses marrantes et font du mobilier un objet de consommation.

A l'opposé, le meuble à usages multiples constitue une limite en soi : bloc-chambre en résine de polyester de Marc Held; pièce unité de René-Jean Caillette, ou encore ce bloc unique, à l’état de prototype, dû à l’architecte italien Alberto Seassaro, pliable et déplaçable, et comportant lit, table, bar, bibliothèque. Le Japon est le pays par excellence des convertibles soit semi-automatiques; soit automatiques.

L’équipement intégré a permis l’utilisation de vides de l’espace à des fins esthétiques. Pour certains, le vide est indigence, pour d’autres, il est l’occasion de se mouvoir, de penser librement. L’espace intérieur peut être modelé en fonction de la nature, qui en est en quelque sorte le prolongement. C’est là une idée chère aux designers. Venez découvrir les avantages de composer une décoration murale composée d'affiches décoratives.

Espace vivant grâce au mobilier transformable et à l’intégration du cadre extérieur par les larges baies, le décor intérieur l’est aussi grâce au modelage des volumes par la lumière artificielle, dont il faut tirer parti en quelque sorte plastique. Depuis l’apparition du fluorescent, l’art de s’éclairer s’est diversifié : lampes incorporées, spotes orientables, lampes LED, et murs lumineux. Directe ou indirecte, brutale ou tamisé, colorée ou naturelle, la lumière a acquis une fluidité inconnue jusqu’alors, et la combinaison de ces qualités multiples contribue à créer une ambiance. Espace polyvalent, évolutif, adaptable et personnalisés ... autant de termes traduisant la conception de la décoration d’intérieure et la décoration murale.

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