Pourquoi il faut aussi protéger les guêpes ?

Écrit par Eva David

Guêpes

Souvent perçues comme les cousines agaçantes des abeilles, les guêpes souffrent d’une mauvaise réputation. Leur vol rapide, leurs rayures jaunes et noires et leur tendance à tourner autour de nos assiettes suffisent à déclencher crispation et gestes brusques. Pourtant, derrière cette image peu engageante, ces insectes jouent un rôle essentiel pour l’environnement.

Des invitées peu appréciées mais indispensables

Que ce soit lors d’un pique-nique ou au marché, la présence d’une guêpe suscite souvent la méfiance. Un nid repéré près d’une habitation entraîne fréquemment un appel en urgence à un professionnel pour l’éliminer. La peur de la piqûre, et plus encore le risque de réaction allergique, incitent beaucoup à les éviter coûte que coûte.

Mais si les abeilles bénéficient d’une image plus douce, ce n’est pas parce qu’elles piquent moins — elles peuvent aussi infliger une piqûre douloureuse — mais parce qu’elles sont associées au miel, au butinage et à la pollinisation. Les guêpes, elles, n’ont pas cet atout marketing naturel.

Un rôle écologique souvent ignoré

Une étude conjointe anglo-italienne rappelle que les guêpes sont de précieuses alliées dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes. Elles se nourrissent de nombreux insectes nuisibles — mouches, chenilles, pucerons — contribuant ainsi à la régulation naturelle de leurs populations.

En tant que prédateurs, elles limitent la prolifération de ravageurs qui menacent les cultures, ce qui en fait un atout pour l’agriculture durable. Certaines espèces participent aussi à la pollinisation, même si leur contribution est moindre que celle des abeilles.

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Repenser notre relation avec elles

La crainte qu’inspirent les guêpes est compréhensible, mais leur destruction systématique est contre-productive. Comme pour les abeilles, leur protection passe par une cohabitation raisonnée :

  • Éviter de les provoquer ou de tenter de les écraser.
  • Protéger les nids situés à distance des zones de passage.
  • Favoriser un jardin accueillant pour la biodiversité afin de maintenir un équilibre naturel.

En définitive, les guêpes ne sont pas seulement des pique-niqueuses indésirables : elles sont des actrices discrètes mais efficaces de la chaîne écologique. Les protéger, c’est aussi protéger notre environnement… même si elles ne nous offrent pas de pot de miel en échange.

Eva David

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