Crème solaire : cette mauvaise habitude fréquente peut nuire gravement à votre santé

Écrit par Eva David

Crème solaire

On l’étale à la va-vite en vacances, on l’oublie complètement le reste de l’année. Pourtant, une petite négligence – souvent anodine en apparence – peut rendre votre crème solaire inutile, voire dangereuse pour votre santé. Et non, ce n’est pas juste une histoire de plage ou de canicule.

La crème solaire, une affaire de tous les jours

S’il y a bien un produit qui dort souvent au fond d’un tiroir une bonne partie de l’année, c’est la crème solaire. Beaucoup la réservent aux bains de soleil estivaux ou aux randonnées sur les sommets. Pourtant, les dermatologues sont unanimes : les rayons UV ne prennent jamais de congés, même sous un ciel gris. « On ne bronze pas forcément, mais la peau, elle, encaisse tout », explique le Dr Sylvie Peres, dermatologue.

Et ce n’est pas qu’une question de coups de soleil. Les UVA et UVB attaquent les cellules cutanées, provoquant vieillissement prématuré, taches pigmentaires, et à long terme, risques accrus de cancer de la peau. Même une promenade en ville ou un café en terrasse peut suffire à exposer durablement les zones sensibles comme le visage, le cou ou les mains. Autant de raisons de faire de la crème solaire un réflexe quotidien, pas une option saisonnière.

Une protection… qui peut vite perdre son efficacité

Un tube de crème solaire entamé l’été dernier ? Mauvaise idée. La plupart des formules ont une durée de vie limitée après ouverture — généralement 6 à 12 mois. Et si le flacon a passé l’année à cuire dans la voiture ou au bord d’un lavabo, les filtres solaires se dégradent, perdant leur efficacité sans prévenir.

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Une texture étrange, une odeur suspecte, un changement de couleur : autant de signaux d’alerte. Dans le doute, il vaut mieux jeter. Mieux vaut investir quelques euros dans un nouveau tube que de risquer des brûlures, taches ou lésions plus graves.

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle que les cosmétiques périmés, en particulier ceux exposés à la chaleur, ne protègent plus comme ils le devraient. Alors, avant de partir en vadrouille, un petit check du fond de vos tiroirs s’impose.

Toutes les crèmes ne se valent pas

Et attention, crème fraîche ne veut pas toujours dire crème efficace. Une enquête d’UFC-Que Choisir a récemment révélé de grosses disparités entre les produits disponibles en grande surface ou en pharmacie. Sur les 43 crèmes testées, certaines affichant un indice 50+ n’atteignaient en réalité qu’un niveau de protection autour de 30.

Parmi les mauvais élèves, un spray destiné aux enfants, pourtant formulé sans parfum ni allergènes, a été pointé du doigt. La raison ? Un indice mesuré très inférieur à celui affiché sur l’étiquette, mettant en danger les peaux les plus fragiles. Une déception d’autant plus amère que ce type de produit est censé être utilisé sur des bébés dès un an.

Face à cela, les pédiatres, comme le Dr Arnault Pfersdorff, rappellent quelques règles de base : pas d’exposition directe pour les enfants de moins de deux ans, crème renouvelée toutes les deux heures et après chaque baignade, et évitement du soleil entre 12h et 16h.

Une habitude à changer pour de bon

Appliquer de la crème solaire, ce n’est pas seulement un geste de vacances. C’est un acte de prévention quotidien, aussi essentiel que de boire de l’eau ou de se brosser les dents. Et pour que ce geste soit vraiment efficace, encore faut-il utiliser une crème récente, adaptée, et en quantité suffisante.

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Alors la prochaine fois que vous sortez faire une course ou prendre un café en terrasse, posez-vous la question : ma peau est-elle vraiment protégée ? Si la réponse est non, il est peut-être temps de remettre la crème solaire au centre de votre routine. Toute l’année.

Eva David

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